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Mode de vie

Réguler son insuline pour sa perte de poids 

Et si la clé de la perte de poids ne résidait pas uniquement dans le déficit calorique, mais aussi dans la régulation de l’insuline ? De nombreuses études ont, en effet, démontré le lien entre l’insuline et la perte de poids. Cette hormone influence directement le stockage des graisses et peut, selon son équilibre, favoriser la prise de poids ou, au contraire, stimuler la combustion des graisses. Comprendre le rôle de l’insuline et savoir comment l’équilibrer pourrait être le levier qui transforme durablement votre métabolisme et votre silhouette. Découvrez les clés pour éviter que votre taux d’insuline soit élevé et  adopter un mode de vie propice à une perte de poids durable.

Le rôle de l’insuline dans le métabolisme

L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas en réponse à une augmentation du sucre dans le sang. Son rôle principal est de maintenir une glycémie stable en facilitant l’absorption du sucre par les cellules. Une partie de ce glucose est immédiatement utilisée comme source d’énergie, une autre est stockée sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Cependant, lorsque les réserves sont saturées, l’excédent est transformé en gras. 

Lorsqu’une consommation excessive de sucre devient régulière, l’organisme développe une résistance à l’insuline : les cellules réagissent moins bien à son signal, obligeant le pancréas à en produire davantage pour maintenir un taux de glucose stable. Ce mécanisme favorise le stockage des graisses et crée un cercle vicieux : plus l’insuline est élevée, plus elle stimule la formation de tissu adipeux et renforce les envies de sucre, rendant la perte de poids plus difficile. Une bonne gestion de l’insuline est ainsi primordiale pour maigrir.

Une insuline constamment élevée empêche également l’action d’une autre hormone essentielle : le glucagon. Sécrété lorsque la glycémie diminue, le glucagon mobilise les réserves d’énergie en transformant le glycogène en glucose et en stimulant la lipolyse, c’est-à-dire la dégradation des graisses. Cette action est indispensable pour brûler les graisses et fournir de l’énergie, notamment lors d’un effort physique intense. Tant que l’insuline reste élevée, le glucagon ne peut pas être activé efficacement, ce qui freine la combustion des graisses. C’est pourquoi préserver cet équilibre hormonal et stabiliser l’insuline est essentiel pour maigrir. 

Insuline et perte de poids : comment réguler son taux ?

Stabiliser son taux d’insuline

Pour favoriser la perte de poids, il est essentiel de maintenir une glycémie stable, d’éviter un taux d’insuline élevé ainsi que des variations excessives de la glycémie. Chaque augmentation du taux de sucre dans le sang entraîne une sécrétion d’insuline pour transporter le glucose vers les cellules. Lorsque cette énergie n’est pas immédiatement utilisée, l’excès est stocké sous forme de graisse, formant le tissu adipeux. 

Un taux d’insuline constamment élevé favorise le stockage des graisses et réduit la capacité du corps à puiser dans ses réserves. De plus, les pics glycémiques successifs entraînent une chute brutale du sucre dans le sang, déclenchant fringales et fatigue, et incitant à consommer davantage de sucre, alimentant ainsi un cycle qui freine la perte de poids.

Maintenir l’équilibre entre insuline et glucagon

L’insuline et le glucagon sont deux hormones complémentaires qui assurent la gestion des réserves énergétiques. L’insuline favorise le stockage, tandis que le glucagon mobilise les graisses pour produire de l’énergie. Lorsque cet équilibre est maintenu, le corps alterne efficacement entre stockage et combustion des graisses selon les besoins.

Un excès d’insuline empêche le glucagon d’agir, limitant ainsi l’utilisation des graisses comme source d’énergie et réduisant la capacité du corps à perdre du poids. À l’inverse, en maîtrisant la sécrétion d’insuline et en stimulant l’action du glucagon, il devient possible d’optimiser la combustion des graisses, de stabiliser l’énergie et de favoriser un métabolisme plus efficace.

Les solutions pour optimiser l’insuline et la perte de poids

Ce paragraphe se concentre sur l’alimentation pour réguler votre insuline et votre poids. Toutefois, n’oubliez pas que ces ajustements doivent être associés à une activité physique régulière, car la sédentarité favorise l’accumulation de graisses et la résistance à l’insuline.

Privilégier les aliments riches en fibres et à indice glycémique bas

Maintenir une glycémie stable est essentiel pour éviter les pics d’insuline qui favorisent le stockage des graisses. Il est donc recommandé d’adopter une alimentation à faible indice glycémique et d’incorporer des fibres solubles à vos repas. Ces dernières ralentissent la digestion, prolongent la satiété et limitent les variations brutales de la glycémie. Elles peuvent se prendre via l’alimentation quotidienne ou via des fibres en poudre pour plus de tranquillité d’esprit. 

À privilégier et à associer à chaque repas :

  • Protéines : viandes maigres, poissons gras, œufs, tofu.
  • Bonnes graisses : avocat, oléagineux, huile d’olive, chocolat noir (+70 % cacao).
  • Fibres : féculents complets, légumes verts, chou-fleur, potimarron, butternut, fruits riches en fibres (pomme, poire, fruits rouges), graines de chia, son de riz rouge.
  • Alternatives au sucre à faible indice glycémique : sucre de fleur de coco, sirop de yacon, stévia, poudre de caroube.

À limiter ou éviter : 

Produits ultratransformés, sucres rapides, sodas, bonbons, fruits très mûrs, pain blanc, pâtes raffinées, riz blanc trop cuit, les pommes de terre, le café, les produits allégés en matières grasses souvent riches en sucres cachés, l’alcool, certains fruits à indice glycémique élevé comme le raisin et le kaki.

Privilégier les aliments crus ou légèrement cuits

Les sucres raffinés et les féculents transformés comme le pain et les pâtes augmentent rapidement la glycémie et provoquent une forte libération d’insuline. En revanche, les légumes crus restent plus longtemps dans l’estomac, ralentissant l’absorption des glucides et limitant ainsi les pics d’insuline. Il est donc recommandé de consommer des légumes crus ou des aliments légèrement cuits, car une cuisson excessive peut augmenter leur indice glycémique et les rendre plus rapidement assimilables, déclenchant un effet similaire aux glucides raffinés.

Optimiser l’apport en oligo-éléments et minéraux régulateurs d’insuline

Certains oligo-éléments, comme le chrome et le zinc, jouent un rôle clé dans la régulation de la glycémie et l’amélioration de la sensibilité à l’insuline.

Le chrome favorise l’action de l’insuline et aide à mieux gérer les glucides, tandis que le zinc soutient le métabolisme des glucides, la synthèse des protéines et possède des propriétés anti-inflammatoires bénéfiques. Pourtant, ces minéraux sont souvent insuffisants dans l’alimentation moderne.

Pour en augmenter l’apport, il est conseillé d’inclure des aliments comme les algues, les sels marins non raffinés, les noix, les graines, les crustacés et les viandes rouges. En cas de carence, des compléments de zinc ou encore le Super Lipo de BioTechUSA comprenant un grand nombre d’oligo-éléments peuvent être une solution efficace. En intégrant ces nutriments quotidiennement, vous favorisez une meilleure gestion du glucose sanguin et une meilleure combustion des graisses.

L’apport en glucides selon sa sensibilité à l’insuline pour maigrir

L’équilibre entre insuline et glucagon est fondamental pour la gestion des graisses et du poids. L’insuline stimule le stockage des graisses, tandis que le glucagon permet de les mobiliser pour fournir de l’énergie. Il est donc essentiel d’adapter sa consommation de glucides à sa sensibilité à l’insuline afin de maintenir cet équilibre hormonal.

Si vous êtes insulinorésistant(e), il est recommandé de limiter l’apport en glucides, en particulier les glucides raffinés, afin de stabiliser l’insuline et de favoriser l’utilisation des graisses comme source d’énergie. Un régime pauvre en glucides améliore la sensibilité à l’insuline et facilite la perte de poids.

Si vous êtes sensible à l’insuline, vous pouvez inclure davantage de glucides dans votre alimentation, à condition de maintenir un déficit calorique. Vous avez aussi plus de flexibilité pour ajuster la répartition entre glucides et lipides en fonction de vos préférences alimentaires et de votre activité physique.

Le jeûne intermittent pour réguler son insuline et sa perte de poids

Le jeûne intermittent peut être une approche alimentaire efficace pour réduire la résistance à l’insuline et favoriser la perte de poids. En l’absence d’apports alimentaires, l’insuline n’est pas stimulée, permettant au corps de puiser dans ses réserves de graisses.

La méthode la plus courante consiste à réduire la fenêtre alimentaire de 8 à 10 h par jour, par exemple en ne mangeant rien entre 20h et 12h le lendemain. Des études suggèrent que le jeûne intermittent pourrait réduire les niveaux d’insuline aussi efficacement, voire plus, qu’une restriction calorique quotidienne.

En parallèle, il contribue également à réduire l’apport en toxines alimentaires, ce qui favorise la régénération cellulaire et améliore la réponse de l’organisme à l’insuline. Cependant, cette méthode ne convient pas à tout le monde et doit être mise en place avec prudence, idéalement sous l’accompagnement d’un professionnel de santé.

Conclusion

Le rôle de l’insuline est central dans la perte de poids et l’équilibre métabolique. La bonne nouvelle ? Même en cas de déséquilibre, il est possible d’inverser la tendance en adoptant des habitudes alimentaires saines, en apportant les bons nutriments et en intégrant des compléments alimentaires ciblés. Associés à une cuisson maîtrisée, un bon équilibre des macronutriments et une activité physique régulière, ces ajustements optimisent la gestion de l’insuline et la perte de poids.

Prêt à franchir le cap vers un mode de vie plus sain ? Découvrez nos compléments riches en oligo-éléments et notre supplémentation en fibres pour soutenir efficacement votre régulation de l’insuline et votre perte de poids !

Source

https://www.eurofins-biomnis.com/referentiel/liendoc/precis/GLUCAGON.pdf
https://northfultoninternalmedicine.com/client_files/file/dm-Food-List-no-color-2008.pdf

https://mydr.com.au/diabetes/is-how-food-is-cooked-linked-to-diabetes

https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/nutrition-and-healthy-eating/in-depth/low-glycemic-index-diet/art-20048478

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8863186

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7138754

Quel est l’impact de la cuisson et de la texture des aliments sur l’index glycémique (IG) ? – Quora

https://facmed.univ-constantine3.dz/wp-content/uploads/2022/02/complexe-insuline-glucagon-diapos.pdf

https://www.santelog.com/actualites/diabete-le-jeune-intermittent-confirme-ses-promesses