Ignorer et aller au contenu
Jeûne intermittent : principes, bienfaits et précautions
Régimes alimentaires

Jeûne intermittent : principes, bienfaits et précautions

Le jeûne intermittent est une approche alimentaire venue tout droit des États-Unis qui ne cesse de faire parler d’elle. Contrairement aux régimes restrictifs, il ne vous impose ni de compter chaque calorie ni de bannir certains aliments. Il s’agit plutôt de repenser le « quand » manger, plutôt que le « quoi ».

En alternant des périodes de jeûne et des fenêtres d’alimentation, vous offrez à votre organisme un véritable repos digestif, essentiel à sa régénération. Découvrez les protocoles les plus efficaces, les bienfaits du jeûne intermittent sur le métabolisme, ainsi que les précautions indispensables à prendre avant de vous lancer dans cette pratique.

Points clés à retenir :

Comprendre le mécanisme : pendant le jeûne, le corps puise dans ses réserves de graisses et produit des corps cétoniquesChoisir son protocole : jeûne intermittent de 12h pour débuter en douceur, 16/8 pour des effets métaboliquesAdopter les bonnes pratiques : privilégier une alimentation équilibrée, s’hydrater abondamment et se supplémenter en magnésium, vitamine C et vitamine D pour soutenir l’organismeRespecter les contre-indications : grossesse, troubles alimentaires, diabète type 1, enfants et adolescents doivent éviter cette pratiqueProfiter des bénéfices : perte de poids, amélioration de la sensibilité à l’insuline, regain d’énergie et de concentration

Qu’est-ce que le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent se caractérise par l’alternance de périodes sans apport calorique et de phases durant lesquelles l’alimentation est autorisée. Cette pratique ne définit donc pas quoi manger, mais quand manger. Pendant les phases de jeûne, seules les boissons non sucrées, comme l’eau, le thé ou le café noir, sont autorisées.

Lorsque l’organisme est en état de jeûne, il n’a plus accès au glucose provenant des aliments, sa principale source d’énergie. Il se tourne alors vers ses réserves de graisses pour produire de l’énergie, entraînant la formation de corps cétoniques. Ce basculement métabolique activerait plusieurs mécanismes bénéfiques, notamment l’autophagie, un processus essentiel de nettoyage et de régénération cellulaire.

Le jeune intermittent peut s’adopter de façon ponctuelle ou s’intégrer comme véritable mode de vie sur le long terme, à condition de veiller à un apport calorique et nutritionnel suffisant pendant les fenêtres alimentaires pour que le corps reçoive tout ce dont il a besoin pour fonctionner correctement.

Les bienfaits du jeûne intermittent

Les recherches scientifiques sur le jeûne intermittent révèlent des effets prometteurs, bien que variables selon les individus. Voici les principaux bénéfices documentés.

Jeûne intermittent et perte de poids 

En réduisant la fenêtre alimentaire, le jeûne intermittent favorise naturellement une diminution des apports caloriques, sans recourir à des calculs complexes. Privé de glucose pendant les périodes de jeûne, l’organisme puise davantage dans ses réserves de graisses tout en préservant la masse musculaire grâce à l’augmentation de la sécrétion de l’hormone de croissance.

Une revue systématique publiée en 2020, portant sur 27 essais cliniques, rapporte une perte de poids comprise entre 0,8 % et 13 % du poids initial, avec une variabilité importante selon les individus. La spécificité du jeûne intermittent réside dans sa capacité à cibler plus efficacement la masse grasse tout en limitant la perte musculaire, contrairement à certains régimes très restrictifs, souvent responsables d’une fonte musculaire et d’un ralentissement du métabolisme.

Amélioration de la santé métabolique

Pendant le jeûne, l’organisme passe d’un métabolisme principalement basé sur le glucose à une utilisation accrue des corps cétoniques. Ce basculement métabolique exerce des effets bénéfiques sur plusieurs hormones et marqueurs clés de la santé. La sensibilité à l’insuline s’améliore, favorisant une meilleure stabilité de la glycémie, en particulier chez les personnes diabétiques ou prédiabétiques.

Grâce à ces adaptations métaboliques, le jeûne intermittent pourrait également offrir une protection contre certaines maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires ou encore certains troubles neurodégénératifs, en renforçant la résistance des cellules au stress oxydatif et métabolique.

Effets sur la fonction cognitive

Le jeûne intermittent influence le métabolisme énergétique du cerveau par un basculement vers l’utilisation de corps cétoniques. Ce changement stimule la production de BDNF, une protéine essentielle à la santé neuronale et à la formation de nouveaux neurones. Les recherches montrent que le jeune intermittent peut améliorer la fonction exécutive et la mémoire, particulièrement chez les personnes présentant des troubles métaboliques ou un déclin cognitif léger. 

Les différents protocoles de jeûne intermittent

Choisir le bon protocole de jeûne intermittent dépend de vos objectifs, de votre mode de vie et de votre capacité d’adaptation. Voici un tour d’horizon des méthodes les plus pratiquées.

Le jeûne intermittent 12h

Le format 12h représente la porte d’entrée idéale pour découvrir le jeune intermittent. Il consiste à jeûner 12 heures et à s’alimenter sur 12 heures. Cette approche douce préserve les trois repas principaux tout en offrant un repos digestif nocturne.

Ce protocole permet de maintenir une vie sociale sans contrainte majeure et facilite la transition vers des formats plus intenses si souhaité. 

Le jeûne intermittent 16/8 (le plus populaire)

Le jeûne intermittent 16/8 structure la journée en 16 heures de jeûne et 8 heures d’alimentation. Par exemple, vous pouvez concentrer vos repas entre 12h et 20h, ou opter pour une fenêtre de 8h à 16h selon vos préférences.

Cette formule s’adapte facilement au rythme de vie moderne en supprimant simplement le petit-déjeuner ou le dîner. Les recherches suggèrent qu’une fenêtre alimentaire en première partie de journée (8h-15h) optimise les bénéfices métaboliques en accord avec le rythme circadien, bien que cette option soit socialement plus contraignante.

12 h ou 16/8 : quel jeûne intermittent est le plus efficace ?

Le choix entre ces deux formats de jeûne intermittent dépend avant tout de votre mode de vie, de votre tolérance au jeûne et de vos objectifs.

Le jeûne de 12 heures constitue une approche progressive, idéale pour découvrir cette pratique sans bouleverser ses habitudes quotidiennes. À l’inverse, le protocole 16/8 est particulièrement apprécié pour ses effets plus marqués sur la régulation de la glycémie et les marqueurs de santé cardiovasculaire.

CritèreJeûne 12 hJeûne 16/8
Profil idéalDébutants, vie sociale activeObjectifs métaboliques, résistance à l’insuline
Niveau de difficultéFacileIntermédiaire
Contraintes socialesFaiblesMoyennes
Effets métaboliquesLégersMarqués
Exemple de fenêtre de jeûne20h-8h (jeûne nocturne)20h-12h ou 16h-8h
Organisation des repas3 repas possibles2 repas principaux

En conclusion, le jeûne intermittent le plus efficace est celui que vous pouvez maintenir sur le long terme. Une pratique régulière du jeûne de 12 heures apportera davantage de bénéfices qu’un jeûne 16/8 suivi de manière irrégulière. La régularité et l’adaptation à votre rythme de vie restent les clés du succès.

Précautions et contre-indications du jeûne intermittent

Le jeûne intermittent n’est pas adapté à tout le monde et reste déconseillé pour certaines catégories de personnes, notamment :

  • Femmes enceintes ou allaitantes
  • Enfants et adolescents en période de croissance
  • Personnes souffrant de trouble du comportement alimentaire
  • Personnes atteintes de diabète de type 1
  • Personnes âgées fragiles
  • Personnes sous traitement médical pouvant être impactées par le jeûne
  • Personnes souffrant de fatigue surrénalienne ou de trouble thyroïdien

Si votre profil est compatible avec le jeûne intermittent, certaines précautions restent indispensables.

Avant de débuter, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de santé afin d’écarter toute contre-indication et de réaliser, si nécessaire, un bilan sanguin.

Pendant la pratique, veillez à maintenir une hydratation optimale (environ 1,5 à 2 litres d’eau par jour, incluant eau, thé ou tisanes non sucrées). Adoptez une alimentation équilibrée, riche en protéines, en fibres et en bons lipides, tout en limitant les produits ultratransformés. Mangez à votre faim, sans chercher à compenser les périodes de jeûne par des excès alimentaires.

Une activité physique modérée peut être bénéfique, à condition d’être à l’écoute de votre corps. Interrompez immédiatement le jeûne et consultez un professionnel de santé en cas de symptômes inhabituels tels que maux de tête persistants, vertiges, fatigue excessive ou palpitations.

Compléments alimentaires utiles pendant le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent peut s’accompagner d’une supplémentation afin de soutenir l’organisme durant la phase d’adaptation. 

Par exemple, le magnésium bisglycinate contribue à prévenir les crampes musculaires et à atténuer la fatigue, grâce à sa forme hautement assimilable, particulièrement intéressante en période de restriction alimentaire. La vitamine C participe au bon fonctionnement du système immunitaire et aide à réduire la sensation de fatigue parfois ressentie lors des débuts du jeûne. De son côté, la vitamine D joue un rôle clé dans le maintien de la force musculaire et du métabolisme énergétique, deux fonctions sollicitées lors des phases de jeûne.

Enfin, des formules complètes comme Multivitamin For Women et Multivitamin For Men de BiotechUSA apportent un large spectre de micronutriments essentiels, issus de sources sélectionnées, afin de contribuer à couvrir les besoins nutritionnels pendant cette période métabolique particulière.

Conclusion : adopter le jeûne intermittent de manière durable

Le succès du jeûne intermittent repose avant tout sur la constance, l’écoute de votre corps et la qualité nutritionnelle de vos repas, bien plus que sur une contrainte temporaire ou excessive.

Jeûne intermittent 12 h ou 16/8, l’essentiel est de choisir un protocole adapté à votre mode de vie et à vos besoins. Privilégiez des aliments riches en nutriments durant vos fenêtres alimentaires et n’hésitez pas à ajuster votre pratique en fonction de vos ressentis. Les premiers jours d’adaptation peuvent parfois être délicats, mais une supplémentation appropriée et, si nécessaire, un accompagnement médical peuvent faciliter cette transition.

Pour soutenir efficacement votre démarche avec des compléments alimentaires de qualité, des vitamines soigneusement dosées et des formules conçues pour accompagner votre équilibre nutritionnel, découvrez l’ensemble de la gamme BioTechUSA. Faites confiance à l’expertise d’une marque reconnue, qui accompagne chaque jour de nombreuses personnes vers un mode de vie plus sain et équilibré.

FAQ

Quels sont les aliments interdits pendant le jeûne intermittent ?

Il n’existe pas d’aliments strictement interdits dans le jeûne intermittent, qui repose avant tout sur le moment des repas plutôt que sur leur contenu.

Pour en tirer pleinement profit, privilégiez les fruits et légumes, les céréales complètes, les légumineuses et des protéines de qualité (poulet, poisson, œufs, tofu). Limitez en revanche les produits ultratransformés, les sucres raffinés et les graisses saturées, susceptibles de perturber les bénéfices métaboliques.

L’objectif est d’éviter toute compensation excessive pendant les fenêtres alimentaires afin de préserver les bienfaits du jeûne intermittent.

Quel aliment ne rompt pas le jeûne ?

Durant les périodes de jeûne, seules les boissons sans calories sont autorisées. L’eau reste la boisson de référence et doit être consommée en quantité suffisante afin de maintenir une hydratation continue. Le thé et le café noirs, sans sucre ni lait, ne rompent pas le jeûne et peuvent même contribuer à réduire la sensation de faim. Les tisanes sans sucre ajouté sont également permises.

En revanche, tout aliment solide ou toute boisson contenant des calories, même en faible quantité, interrompt le jeûne et relance le processus digestif.

Est-il possible de grossir en faisant le jeûne intermittent ?

Oui, il est tout à fait possible de prendre du poids en pratiquant le jeûne intermittent. Cette méthode ne garantit pas automatiquement une perte de poids si les apports caloriques durant les fenêtres alimentaires dépassent les dépenses énergétiques.

Pour éviter une prise de poids, il est essentiel de manger à sa faim sans excès, de privilégier des aliments nutritifs et rassasiants, et de rester attentif à ses signaux de satiété. Le jeûne intermittent reste avant tout un outil d’organisation des repas, dont l’efficacité dépend de la qualité et de l’équilibre de l’alimentation.


Sources

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5783752/

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32060194

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmra1905136

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38901423

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10002957

https://nutri.it.com/nutrition-diet-who-should-not-intermittent-fast