Ignorer et aller au contenu
Mode de vie

Intolérance alimentaire : symptômes et traitements 

Les intolérances alimentaires sont de plus en plus courantes, influencées par notre mode de vie, l’environnement et notre alimentation. Elles peuvent perturber le quotidien et provoquer divers troubles digestifs et inconforts. Mais, comment reconnaître une intolérance alimentaire et ses symptômes ? Entre choix alimentaires et compléments adaptés, quels ajustements adopter pour mieux la gérer ? Découvrez une liste des intolérances alimentaires les plus courantes ainsi que des conseils pour retrouver un bien-être au quotidien et mieux comprendre votre corps.

Symptômes de l’intolérance alimentaire

Comprendre le mécanisme de l’intolérance alimentaire 

L’intolérance alimentaire provient généralement d’un dysfonctionnement digestif, souvent causé par un déficit enzymatique empêchant la bonne dégradation de certains aliments. Cette mauvaise digestion entraîne une fermentation bactérienne excessive, irritant les parois de l’intestin et pouvant provoquer des inflammations chroniques. À terme, cela altère l’absorption des nutriments, engendrant des carences et divers troubles métaboliques.

Si certaines intolérances alimentaires sont d’origine génétique, leur fréquence a fortement augmenté ces dernières années. De nombreuses recherches suggèrent que cette hausse est liée à l’industrialisation de notre alimentation : additifs, pesticides, résidus chimiques et pollution pourraient perturber la perméabilité intestinale et favoriser leur apparition. Par ailleurs, des facteurs naturels comme le vieillissement, le stress ou certaines infections digestives peuvent aussi déclencher une intolérance alimentaire et ses symptômes.

Les symptômes d’une intolérance alimentaire varient selon les individus. Mais, ils touchent principalement le système digestif : ballonnements, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, crampes ou nausées après ingestion des aliments concernés. Dans certains cas, une intolérance alimentaire peut également provoquer des réactions cutanées (eczéma, psoriasis, acné), des douleurs articulaires, des migraines ou encore des sinusites chroniques.

Ces symptômes étant souvent diffus et progressifs, il peut être difficile d’identifier immédiatement l’aliment responsable. Apprendre à reconnaître les signes d’une intolérance alimentaire permet d’adapter son alimentation et d’améliorer son bien-être digestif au quotidien.

Intolérance alimentaire, intestin irritable ou allergie alimentaire ?

Les symptômes de l’intolérance alimentaire, de l’allergie alimentaire et du syndrome du côlon irritable sont fréquemment confondus. Pourtant, ces troubles ont des mécanismes bien distincts et nécessitent une prise en charge adaptée. Voici un tableau comparatif pour mieux les différencier et identifier leurs spécificités.

Intolérance alimentaire Allergie alimentaire Syndrome du côlon irritable
MécanismeDifficulté du système digestif à assimiler et à digérer certains aliments en raison d’un déficit enzymatique ou d’une mauvaise absorption.Réaction excessive du système immunitaire contre un aliment perçu comme une menace, entraînant la production d’anticorps (IgE).Maladie chronique de l’intestin caractérisée par une hypersensibilité digestive, sans inflammation visible.
DéclenchementDépend de la tolérance individuelle : de petites quantités peuvent être supportées.Déclenchement immédiat au moindre contact avec l’allergène, même en infime quantité.Facteurs multiples : certains aliments, stress, fluctuations hormonales ou déséquilibres du microbiote intestinal.
Temps de réactionProgressif, pouvant apparaître plusieurs heures après l’ingestion.Très rapide, immédiat après ingestion ou contact avec l’allergène.Variable, avec des symptômes survenant après un repas ou de manière cyclique.
Intolérance alimentaire symptômesTroubles digestifs (ballonnements, crampes, diarrhée, constipation, nausées).Réactions cutanées (urticaire, eczéma), troubles respiratoires (asthme, œdème), troubles digestifs, voire choc anaphylactique.Douleur abdominale, ballonnements, alternance diarrhée/constipation, inconfort digestif, gaz excessifs.

Identifier la nature de son intolérance alimentaire et de ses symptômes permet d’adopter une approche adaptée, qu’il s’agisse d’un ajustement alimentaire, d’un suivi médical ou d’une prise en charge spécifique pour soulager l’inconfort digestif.

Intolérance alimentaire : liste des aliments les plus courants

L’intolérance au gluten, que manger ? 

L’intolérance au gluten, aussi appelée maladie cœliaque, est l’une des plus connues dans la liste des intolérances alimentaires et a suscité un intérêt croissant ces dernières années. Il s’agit d’une maladie auto-immune dans laquelle la consommation de gluten endommage l’intestin grêle, entraînant une mauvaise absorption des nutriments et une inflammation chronique. Ce trouble peut provoquer divers symptômes digestifs et extra-digestifs, rendant le quotidien inconfortable pour les personnes atteintes.

Le gluten, une protéine présente dans de nombreuses céréales, est omniprésent dans l’alimentation moderne. Cela rend son éviction parfois complexe, même si l’offre de produits sans gluten se soit considérablement développée. Cependant, la maladie cœliaque reste relativement rare et ne touche qu’environ 1 % de la population française. Beaucoup souffrent plutôt d’une sensibilité non cœliaque au gluten, se manifestant par des troubles digestifs de gravité variable, sans atteinte auto-immune avérée.

Les aliments contenant du gluten incluent notamment le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, l’épeautre et le kamut.

L’intolérance au lactose

L’intolérance au lactose est l’une des plus répandues, affectant entre 30 et 50 % de la population française. Elle résulte d’un déficit en lactase, une enzyme indispensable à la digestion du lactose, un sucre naturellement présent dans le lait et les produits laitiers. Sans lactase suffisante, le lactose fermente dans l’intestin, provoquant des ballonnements, crampes abdominales, diarrhées et inconfort digestif.

Cette intolérance est particulièrement contraignante, car le lactose se retrouve dans de nombreux aliments : lait, crème fraîche, yaourts, beurre, fromage blanc, fromages, glaces, pâtisseries, et même certains produits transformés. Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives sans lactose, permettant aux personnes concernées de continuer à consommer des produits laitiers sous une autre forme.

L’intolérance au fructose

Le fructose est un sucre naturellement présent dans les fruits, légumes et certains édulcorants, mais il est aussi ajouté artificiellement dans de nombreux produits industriels. Environ 12 à 16 % de la population souffrirait d’une intolérance au fructose, un trouble qui empêche son absorption normale par l’intestin grêle. Le fructose non assimilé est alors fermenté dans le côlon, entraînant des gaz, ballonnements et troubles digestifs.

Pour les intolérances alimentaires liées au fructose, la liste des aliments qui peuvent aggraver les symptômes de l’intolérance alimentaire : cerises, raisins, oranges, poires, mangues, oignons, brocolis, tomates, choux. Les édulcorants comme le miel, le sucre blanc et le sirop d’érable sont également à surveiller.

Intolérance alimentaire : que faire et qui consulter ?

Si vous suspectez une intolérance alimentaire, consultez votre médecin traitant. Celui-ci pourra vous orienter vers un spécialiste, généralement un allergologue ou un gastro-entérologue, pour réaliser des tests adaptés. Attention, dans le cas d’une intolérance alimentaire, consulter un allergologue sans passer par votre médecin traitant pourrait vous exposer à des frais non remboursés par la Sécurité sociale.

Différents examens permettent de diagnostiquer une intolérance alimentaire selon le type suspecté :

  • Intolérance au lactose : Un test respiratoire à l’hydrogène, prescrit par un gastro-entérologue. Après ingestion de lactose, le patient souffle dans un appareil mesurant la concentration d’hydrogène. Un taux élevé indique une mauvaise digestion du lactose.
  • Intolérance au gluten : Des analyses de sang permettent de détecter la présence d’anticorps spécifiques (anti-transglutaminase et anti-endomysium). Un diagnostic définitif repose souvent sur une biopsie de l’intestin grêle.
  • Test FODMAPs : Certains glucides fermentescibles, appelés FODMAPs (Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides and Polyols), peuvent être mal digérés, entraînant des troubles digestifs. Un test respiratoire peut aider à identifier une éventuelle intolérance à ces composés.

Alors, en cas d’intolérance alimentaire, que faire ? Si une intolérance est confirmée, la prise en charge repose principalement sur l’éviction de l’aliment déclencheur et l’adoption d’une alimentation adaptée. Un nutritionniste spécialisé peut vous aider à établir un régime équilibré et à compenser d’éventuelles carences.

💡L’info en plus 

Que faire pour mieux vivre avec une intolérance alimentaire ? 

Prévenir les intolérances alimentaires

Adopter de bonnes habitudes alimentaires permet de limiter le risque de développer une intolérance alimentaire. Par exemple, une exposition progressive au lactose en consommant de petites quantités de produits laitiers (yaourts, fromages affinés, lait) peut stimuler la production de lactase et ainsi réduire les risques d’intolérance. De même, varier son alimentation en évitant une surconsommation excessive de gluten ou de lait peut contribuer à préserver l’équilibre de l’intestin et limiter les sensibilités alimentaires.

La qualité des aliments joue également un rôle clé. Privilégier des produits bruts, biologiques et sans pesticides permet de réduire l’exposition aux additifs alimentaires et aux résidus chimiques, qui pourraient altérer la barrière intestinale et favoriser l’apparition d’intolérances.

Enfin, un microbiote intestinal équilibré est essentiel pour une digestion optimale et une meilleure tolérance alimentaire. Nos probiotiques Immune+Biotiq contribuent à renforcer la flore intestinale et à restaurer l’équilibre digestif, notamment en cas d’intestin irrité. Ils peuvent également atténuer certains symptômes liés aux intolérances alimentaires en aidant à réduire l’inflammation et à améliorer l’assimilation des nutriments.

Adaptation des aliments, sans frustration

Modifier son alimentation ne signifie pas renoncer au plaisir de manger. Il existe de nombreuses alternatives pour remplacer les aliments problématiques tout en maintenant une alimentation équilibrée et variée.

Pour les personnes intolérantes au lactose : 

  • À éviter : Produits laitiers (lait, yaourts, fromages frais, beurre classique).
  • Alternatives : Laits végétaux (amande, soja, riz, coco), crèmes et yaourts végétaux.
  • Produits tolérés : Certains fromages à pâte dure comme le comté, l’emmental ou le parmesan contiennent très peu de lactose et peuvent être mieux supportés.

Pour les personnes intolérantes au gluten : 

  • À éviter : Blé, seigle, orge, avoine (non certifiée sans gluten).
  • Alternatives : Farines de riz, maïs, sarrasin, pois chiche, fécule de pomme de terre, quinoa.
  • Produits recommandés : Pour des recettes sans gluten faciles et rapides à préparer tout en répondant à vos besoins nutritionnels, nos préparations pour desserts et nos barres protéinées sans gluten sont une excellente alternative.

Plutôt que d’éliminer complètement un aliment, il peut être utile de l’intégrer en très petites quantités dans certains plats pour habituer progressivement le corps, tout en restant sous son seuil de tolérance.

Éviter les carences avec une supplémentation adaptée

Une éviction stricte de certains aliments peut entraîner des carences nutritionnelles si aucune alternative n’est mise en place. Cela peut impacter le microbiote intestinal, affaiblir l’organisme et provoquer une frustration psychologique liée aux restrictions alimentaires. C’est pourquoi il est essentiel d’identifier ses besoins et d’adopter une alimentation variée, voire de recourir à une supplémentation ciblée en cas de déficits identifiés.

Pour les personnes intolérantes au lactose, une carence en calcium, vitamine D et B12 est fréquente. Les compléments en calcium et en vitamine D BioTechUSA permettent de préserver la santé osseuse. Pour les personnes souhaitant consommer occasionnellement des produits laitiers, des gélules de lactase peuvent considérablement atténuer l’intolérance alimentaire et ses symptômes en facilitant la digestion des aliments et en réduisant les inconforts digestifs.

Pour les intolérants au gluten, un régime strict sans gluten peut être pauvre en fibres, en fer, en magnésium et en vitamines du groupe B (notamment la B9 et la B12), essentielles à la production d’énergie et au bon fonctionnement du système nerveux. Nos complexes multivitaminés permettent de combler ces éventuelles carences et d’assurer un apport optimal en nutriments essentiels.

Si vous devez drastiquement réduire certains groupes alimentaires, nous vous recommandons d’être accompagné par un professionnel de santé afin d’ajuster votre alimentation et votre complémentation de manière optimale. Grâce aux bonnes pratiques alimentaires et aux compléments alimentaires adaptés, il est tout à fait possible de bien vivre avec une intolérance alimentaire, sans frustration ni carences.

Conclusion

Une alimentation équilibrée est la clé d’une bonne santé, mais les sensibilités alimentaires peuvent parfois compliquer les choses. Les intolérances alimentaires ne devraient pas être un frein à votre bien-être. En adaptant votre alimentation et en soutenant votre microbiote avec nos probiotiques BioTechUSA, il est possible de prévenir l’apparition des intolérances alimentaires et de leurs symptômes inconfortables.

Ne laissez pas les carences s’installer ! Complétez votre alimentation avec nos complexes multivitaminés pour pallier les déficits liés à l’éviction du gluten et maintenir votre énergie jour après jour. Prenez soin de votre digestion et savourez chaque repas avec délice, sans compromis sur votre bien-être ! 


Sources : 

https://www.drschaer.com/fr/institute/a/prevalence-sensibilite-au-gluten-non-coeliaque#:~:text=Le%20nombre%20de%20personnes%20souffrant,sup%C3%A9rieurs%20pour%20ces%20deux%20affections.
https://www.sge-ssn.ch/media/Feuille_d_info_alimentation_et_intol%C3%A9rance_au_lactose_2017.pdf
https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/Ana130/Analyse_1301811.pdf
https://www.fmcgastro.org/postu-main/postu-2013-paris/textes-postu-2013-paris/allergie-et-intolerance-alimentaire-chez-ladulte/
https://www.inserm.fr/actualite/les-fodmaps-des-sucres-qui-alterent-la-barriere-intestinale/
https://www.afdiag.fr/fr/actualites/articles/que-penser-de-lanalyse-des-igg-anti-aliments/
https://www.inserm.fr/actualite/prebiotiques-previennent-allergies-alimentaires/
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-digestifs/malabsorption/intol%C3%A9rance-au-lactose#Traitement_v15686590_fr