Se préparer à un marathon 4 : Interview de marathonien(nes).

Ces questions pourront vous permettre donc de voir deux points de vue, deux expériences, et deux méthodes d'entraînement différentes.

31.03.2016

La course à pied fait de plus en plus d'amateurs en France. Question de mode ou prise en compte de l'importance de l'activité physique pour la santé ? Peut être un peu des deux, mais on ne peut que saluer et féliciter ceux qui se lancent.

Courir un 10 000, un semi, un marathon, un trail, chacun a ses objectifs personnels, et ses raisons. Mais le marathon est considéré comme la course ultime. Faire plus de 40 bornes entraîne presque à chaque fois un regard plein d'admiration, et un flot de félicitations.

La saison des marathons va commencer, et cette fois-ci encore nous allons vous aider à atteindre vos objectifs, vos rêves.

Plan :

1. Petites informations importantes sur le marathon en lui-même.

2. Définir son plan d'entraînement.

3. Les erreurs à ne pas faire.

4. Interview de marathonien(nes).

 

Thierry Delalonde et Sylviane Michelier sont deux coureurs complètement différents. Homme et femme, senior et vétéran (master maintenant), plutôt route ou plutôt trail, et deux optiques différentes. Ces questions pourront vous permettre donc de voir deux points de vue, deux expériences, et deux méthodes d'entraînement différentes.

Quelques résultats de courses, bien qu'ils ne soient pas tous répertoriés :

Sylviane Michelier

Thierry Delalonde

Vous êtes marathonienne et vous acceptez de nous faire partager votre expérience, ou votre expérience à venir. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Sylviane : J'approche des 50 ans, travaille et m'occupe avec grand plaisir de mes 4 enfants ;  je pratique la course à pied depuis une douzaine d'années, c'est pour moi un moyen de me retrouver et d'évacuer un peu de stress.

Thierry : Mon nom est Thierry Delalonde, je pratique l'athlétisme et plus particulièrement la course à pied depuis 21 ans maintenant.

Qu'est ce qui vous a donné envie de faire un marathon ?

Sylviane : C'est une distance mythique et un challenge vis à vis de soi-même.

Thierry : La logique de l'entraînement m’y a conduit naturellement et la sensation m’y a d'autant plus poussée.

Vous êtes vous entraînez seul(e), coaché(e), étiez-vous soutenu(e) ?

Sylviane : Je me suis entrainée seule, mais avec des conseils et des plans précis construits par un ami spécialiste de la course à pied. Mais préparation atypique, car je me suis toujours décidée tardivement à m'inscrire.

Thierry : Mes entrainements se sont réalisés en solo, mais mon père, qui est mon entraîneur, m’a guidé pour m’éviter les grosses erreurs.

Comment avez-vous organisé votre plan d'entrainement et votre alimentation ? Etait-ce fixe, ou bien vous n'aviez rien de préparé en particulier ?

Sylviane : Comme j’ai dit précédemment, plan atypique car inscription tardive chaque fois (moins de 2 mois avant l'echéance). Par contre, étant triathlète, bon foncier à la base ; l'entrainement se focalisait surtout sur la spécificité du marathon. Pas d'alimentation particulière, si ce n'est du riz la veille et veiller aux apports glucidiques durant la course.

Thierry : Mon objectif au niveau de l’alimentation est de m’alimenter de manière saine en créant un petit déficit énergétique au quotidien. Mais cela n’est pas si simple.

Qu'est ce que vous avez trouvé le plus difficile, le plus facile ?

Sylviane : Les sorties longues sur le bitume sont obligatoires mais pénibles ; le facile rejoindrait le plaisir de la course à pied et la progression en foncier !

Thierry : Pour moi le plus difficile est d’imaginer ce que je dois faire. Le plus simple restant la réalisation.

Quelles sont les erreurs que vous avez commises, qu'est ce que vous regrettez ? Et au contraire, qu'est ce qui vous a semblé très important dans votre préparation et votre course, et que vous referez à votre prochaine course ?

Sylviane : Ma plus grosse erreur a été de manger du riz trois heures avant le départ lors de mon deuxième marathon ; impossible à digérer. Sinon il faut faire attention à ne pas partir trop vite, se fixer sa vitesse de croisière avant le départ et s'y tenir.

Thierry : Je pense que ma plus grosse erreur a été de sous estimer la difficulté d’une telle épreuve. Je reste néanmoins satisfait d’avoir compris cette erreur durant la course, et d’en avoir pris les enseignements en terminant ce premier Marathon.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui souhaite se lancer ?

Sylviane : Faire des entrainements progressifs pour ne pas se blesser ; certains marathons sont plus festifs que d'autres, ou plus roulants..tout dépend de l'objectif.

Thierry : Bien se préparer et ne pas croire qu’il n’y arrivera pas si ses objectifs sont réalistes.

Avez-vous un autre marathon en vue, un semi, ou une autre course de prévue prochainement, sur laquelle nos lecteurs pourraient vous rencontrer ?

Sylviane : J'ai tendance à quitter la route pour me réfugier dans le trail… profiter des paysages. Mais sans doute un marathon pour clôturer l'année.

Thierry : Effectivement, si tout se passe bien, j’ai pour objectif le Marathon de Caen, qui aura lieu le 12 juin prochain.

Une petite note de fin pour clôturer ?

Thierry : Le non exploit de la régularité de l’entrainement au quotidien, dans la mesure de son niveau et de ses capacités est sans doute un grand premier pas vers la réussite.

Merci beaucoup pour votre temps, en vous souhaitant une bonne continuation et encore de superbes courses,

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Mylene Michelier

BiotechUSA

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